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Jeu développé par Red Barrels, sorti en septembre 2013 sur PC.

 

     Disponible uniquement en téléchargement sur PC (notamment sur Steam, la plus fameuse plate-forme de téléchargement de jeux-vidéo pour Windows, MacOS et même Linux), Outlast est un jeu dit de survival horror sorti en septembre dernier, largement attendu par toute une communauté de joueurs adeptes du vrai bon vieux jeu d'horreur psychologique, comme Amnesia : The Dark Descent sur PC ou Silent Hill 2 et 3 sur PS2. Contrairement à de récents jeux qui se disent horrifique comme les derniers Resident Evil (alors qu'en analysant le gameplay, il ne s'agit que d'une succession de niveaux où le joueur doit dégommer des mutants afin de progresser : aucune peur), Outlast propose un gameplay et une ambiance réellement stressants, sans arme, misant sur la fuite et les parties de cache-cache, sans destruction massive de monstres exigé par le jeu.

 

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Rien que de l'extérieur, on comprend que l'on ne va pas passer par des endroits très joyeux...

 

      Suite à un écran titre qui évoque un style plutôt inspiré du monde cinématographique (le grain et le flou d'image), le jeu démarre après nous avoir succintement prévenu du contenu plutôt gore et choquant du jeu (malgré un moqueur "bon amusement" souhaité dans l'avertissement). Dans la peau d'un journaliste un peu trop curieux et avide de dénicher un très gros scoop, nous nous dirigeons vers un vieil asile aux allures de manoir gothique effrayant. Il fait nuit, on entend les loups hurler au loin dans les forêts des montagnes entourant le site, enfin bref : c'est joyeux comme début. Muni uniquement de sa caméra avec éclairage infrarouge et de tout son courage, notre héros s'apprête à pénétrer dans ce vieil asile réemployé récemment par une équipe de scientifiques connue pour leurs expériences étranges datant des années 60 et masquées par des actions caritatives. Seulement, une fois à l'intérieur, vous découvrez que la situation de la zone est hors de contrôle, et qu'il vaudrait mieux pour votre vie de fuir. Trop tard, vous êtes déjà entre les mains du Docteur et des fous. Voilà commence "l'histoire" du jeu, assez pauvre en éléments par la suite, mais tout de même dotée de petits rebondissements, de coups de speed et d'une fin qui autant pourra vous laisser sur le derrière comme vous laisser sur votre faim. Du sang sur les murs, des cadavres torturés, des survivants mutilés, des fous furieux meurtriers et des pièces sombres très dangereuses vous attendent. Je ne vous dis rien de plus !

 

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On a peur sur le coup, avant de comprendre que tous les fous ne nous attaquerons pas à vue à tous les coups...

 

      Pas question de se battre au sein de l'asile : vous devrez faire profil bas ou fuir pour survivre.  En vue à la première personne (on ne voit jamais le visage du héros), vous ne savez pas vous battre ni improviser avec les éléments du décor pour vous fabriquer une arme de fortune, vous ne pouvez que courir, vous cacher et filmer, notamment dans le noir grâce à l'éclairage infrarouge. Ce dernier consomme les piles de votre caméra, piles que vous trouverez en chemin afin de la recharger bien sûr (l'action de filmer simplement permet également d'obtenir des notes manuscrites de notre journaliste décrivant ses ressentis et révélant quelques infos sur l'endroit, tout comme les dossiers confidentiels - "not anymore" comme dirait Pewdiepie, le n°1 sur Youtube - qui décrivent certaines expériences dérangeantes qui ont eu lieu dans l'asile...). La vision nocturne est donc ici un luxe qu'il ne faut pas gaspiller. Hélas vous devrez souvent vous infiltrer dans des zones malheureusement sombres où la nyctalopie vous sera indispensable ! Le gameplay repose donc sur cet équilibre entre se cacher, éclairer son chemin avec parcimonie et courir si un fou vous a repéré. Les niveaux s'enchaînent, se ressemblant tous : activer ou trouver plusieurs objets dans une zone, afin de déverrouiller la porte qui donne à la zone suivante, tout en évitant le tueurs. Et ça fonctionne, peurs bleues garanties...

 

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Durant votre course, vous avez la possibilité de vous retourner sans vous arrêtez afin de vérifier la distance que vous avez réussi à mettre vis-à-vis de votre poursuivant. Pratique mais cela rajoute parfois des coups de speeds assez stressants !

 

     ... du moins durant les premiers niveaux. Le début du jeu étant riche en jumpscares (comprenez "peur qui fait sursauter", c'est-à-dire des passages qui vous feront hurler comme par exemple un monstre qui apparaît de manière brutale, vous trouverez certainement comme moi que le jeu s'annonce intense. Malheureusement j'ai trouvé que l'on ressentait bel et bien de la peur au début, mais par la suite cela se réduit au stress seulement, bien que constant, ce n'est pas vraiment un point négatif non plus ! La faute à ces zones au gameplay trop similaires justement, et surtout au fait que vous vous rendrez vite compte qu'à chaque objet d'une zone activé, le ou les fous auront comme par hasard l'idée de venir voir ce qu'il se trame par chez vous. Malgré cet aspect prévisible et répétitif, l'ambiance est tout de même là pour rattraper le tout, et surtout pour construire la peur et le stress.

 

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Silent Hill doit certainement faire partie des jeux qui ont inspiré l'équipe de Red Barrels.

 

      Car les fous ne sont pas tous dangereux, à Mount Massive Asylum, ce qui rend certaines rencontres imprévisibles et donc stressantes (mh, le fameux passage de l'handicapé dans son fauteuil qui nous tourne le dos au loin dans ce couloir pas très bien écairé...). Ceux que vous croiserez au début ne vous poursuivront pas, ne vous toucheront pas. Enfin mis à part quelques jumpscares, qui font très peur justement car ils sont bien dosés, pas trop, juste ce qu'il faut, quand on ne sait plus quel personnage va vous sauter subitement à la gorge, ou simplement car ils sont placés à des emplacements insoupçonnés.

 

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Voici le Docteur Wernicke. C'est lui qui tire toutes les ficelles, surtout celles des sutures de ses pauvres patients...

 

     L'ambiance, les décors (d'ailleurs bien rendus grâce à des graphismes plutôt détaillés et fluides) est donc le point fort du jeu, devant le gameplay même, car répétitif et prévisible bien que concrètement "horrifique". Le joueur est efficacement plongé dans une ambiance de survie très stressante, créée en partie également par l'environnement sonore : des cris étouffés au loin, le grésillement des néons, le bruit vomitif du sang sous vos semelles lorsque vous marchez dessus...

 

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Outlast a été testé en direct par quelques Youtubeurs célèbres, filmés en train de jouer dans le noir. Cette vidéo qui vante bien les jumpscares du jeu a été faite par le site ign.com ("How Scary Is Outlast ?").

 

Ce jeu n'est ni un navet, ni un hit. Il s'agit simplement d'un titre développé par une petite équipe indépendante muni d'un excellent concept, bien que tournant un peu en rond, possédant de plus de gros moments de peur et une ambiance et des courses poursuites réellement stressantes. Je pense que malgré son prix qui peut rebuter (11 euros) malgré sa courte durée de vie (quatre-cinq heures pour quelqu'un qui n'hésite pas à avancer et qui a l'habitude de jouer), Outlast mérite le détour et est l'occasion de passer une excellente soirée entre amis à se faire peur, car oui, malgré ses défauts, ce jeu fait très peur.

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