the last of us jaquette

Jeu développé par Naughty Dog, sorti en juin 2013.    

 

     Ces dernières années, on en a vu du zombie à dégommer, que ce soit avec la fameuse série The Walking Dead, ou les Resident Evil qui ont perdu en qualité depuis le deuxième épisode, ou avec le connu et très joué Left for Dead 2, ou encore avec ZombiU sur WiiU, et même dans Plants VS Zombies (lol), mais soyons franc, tout cela lasse par sa répétitivité, ce n'est absolument pas créatif, ou du moins ça l'a été une fois, mais maintenant ça suffit. Ces jeux là, il faut pas trop m'en parler. Pourtant, aujourd'hui, je vais vous parler de The Last of Us ("le dernier d'entre nous"), une exclusivité PS3 que j'ai eu le bonheur de tester dès sa sortie (souvent accompagné de mes amis). Et là, c'est la claque.

 

the last of us furtivité

Les animations, les bruitages, l'intelligence artificielle des ennemis sont tellement bien faits qu'on est dedans à 999 %.

 

     Je vais traiter le gameplay en premier. J'ai été surpris par l'ergonomie globale du jeu, qui pour moi frôle la perfection. A chaque instant, chaque action effectuée est gonflée de réalisme. On a constamment le stress de la survie, que ce soit contre les infectés qui nous font obstacle ou contre les autres survivants, et c'est d'ailleurs un point que j'admire dans ce jeu : oui, des infectés, des humains pris par une maladie dûe à un champignon qui altère leur comportement et leur physique à long terme. On ne passe justement pas son temps à tuer brutalement des monstres horribles avec plein d'effets gores ultra lourds, il faut affronter l'intelligence malveillante des autres survivants qui veulent vous piller de tous vos restes. Le jeu doit être abordé avec beaucoup de finesse et de discrétion : comme à la Splinter Cell ou à la Metal Gear Solid, on élimine (ou pas) stratégiquement ses ennemis pour survivre. On compte ses balles, on fouille des lieux abandonnés, on se faufile, on fuit, on élimine furtivement, ou on fonce en kamikaze avec un lance-flamme (n'est-ce pas, Gaëlle ?). J'ai refait quelques chapitres en tentant de modifier mon approche : j'ai constaté avec grand plaisir que Naughty Dog nous ont bien laissé le choix à chaque rencontre du jeu. Les cinématiques se confondent avec les séquences de jeu, sans que cela soit moins intuitif que le reste, c'est absolument bluffant. De plus, malgré une linéarité (pas trop évidente non plus) des niveaux à parcourir, on remarque presque à chaque moment des embranchements et chemins alternatifs, à explorer bien sûr. Ce jeu ne se joue pas, il se vit. Je me souviens de chaque péripéties des deux héros comme si je les avais vécues. Je valide !

 

the last of us panorama

Le jeu fait se succéder des séquences d'action avec des phases de "rhaaaaa que c'est beaaaaau...".

 

the last of us ville de bill     Parlons des graphismes. Prenez n'importe quelle capture d'écran, et observez comment sont traitées les couleurs et les jeux de lumière. A tout moment, c'est à s'y méprendre avec une photographie, tant pour les panoramas naturels qu'urbains, et surtout pour ces derniers. La modélisation des décors tant que celle des personnages est d'une régularité et d'un réalisme saisissants. Le moindre détail composant les décors est toujours soigné, aucune texture n'est bâclée... On a tendance également à confondre les cinématiques avec des séquences cinématographiques, d'ailleurs il n'y a qu'à voir la bande-annonce du jeu pour s'en convaincre (présente à la fin de cet article). La PS3 nous crache tellement ses tripes qu'on se demande si on n'est pas déjà passé à la génération de console suivante ! Un jeu techniquement et artistiquement réalisé avec passion, et surtout avec brio.

 

the last of us cinématique

Ma cinématique préférée. Les personnages ont vraiment de la gueule. A chaque cinématique, on n'en revient pas de voir ce à quoi on vient d'assister. On enchaîne les scènes-choc.

 

     Ouvrez vos oreilles et pleurez. Car la bande-son est un véritable petit bijou, composée de guitare sèche, d'un peu de country, et de beaucoup de nostalgie... Je n'ai pas grand chose à dire mis à part que la bande-son musicale se fait toujours discrète, mais terriblement pertinente et efficace. Dans la totalité des cinématiques du jeu, on a pas une grosse musique dramatique de fin du monde dont le volume est tellement fort qu'on entend à peine les répliques des personnages. Non. Rien de ce genre ici, le jeu se veut criant de vérité et de réalisme, et c'est réussi grâce à ses musiques (composées par Gustavo Santaolalla). Quant à l'environnement sonore... Mettez-vous dans le noir, mettez-vous un bon casque sur les oreilles ou branchez vos enceintes HD, et sursautez au moindre claquement des infectés, entendez le moindre bruit qui provient d'une pièce mitoyenne, ayez l'impression que votre portable vibre alors que ce n'est qu'un téléphone dans le jeu...

 

the last of us sarah joel

Eh oui, Joel fut papa... Dans son ancienne vie d'avant l'infection générale.

 

     En ce qui concerne le scénario... Une véritable claque de 15h minimum de long qui nous fait passer par tous les états d'âme et expériences de survie imaginables, dans un univers vidéoludique dans lequel, pour une fois, le véritable mal est niché au sein même des gens qui (sur-)vivent autour de nous, par leur égoïsme, leur loyauté, leur paranoïa, leurs déviances sexuelles, ou leur instinct de survie qui n'a jamais servi depuis longtemps... L'humanité, soudainement décimée par une puissante maladie fongique (inspirée d'une maladie existante chez les insectes) est devenue dangereuse pour elle-même, elle est devenue divisée, désorganisée et violente. Ce n'est surtout pas un jeu dont l'intérêt tourne autour de ces infectés terrifiants, bien que ce soit un jeu extrêmement stressant et marquant. Les développeurs nous servent un univers, une trame et des personnages en or, avec tout au long du jeu ce sentiment d'éphémèrité, d'inconnu, d'horreur de la situation, de rebondissements imprévisibles. Pour vous résumer la situation initiale : Joel, homme d'expérience au cruel passé, se retrouve affublé d'une "marchandise" à trimbaler jusqu'aux Lucioles, groupe de rebelles prétendant avoir le remède à la pandémie actuelle. Il doit quitter avec elle la Zone de Quarantaine de Boston et traverser toute l'Amérique ravagée par le cordyceps (le fameux champignon-parasite qui s'épanouit dans le cerveau des gens) et déchirée par plusieurs groupes violents de survivants appelés "chasseurs". Cette marchandise, c'est Ellie, une jeune fille de quatorze ans, au caractère bien trempé, et gardant un lourd secret, ou plutôt une lourde responsabilité malgré elle... Je ne vous dis rien de plus. L'intérêt du jeu réside dans ce que vont vivre ces deux protagonistes, et les souvenirs qu'on en garde en tant que joueur ébahi. Je ne me suis jamais ennuyé durant toute la longueur du jeu.

 

the last of us ellie

Ellie va devoir mettre la main à la pâte. La mise en scène aborde ce sujet d'une manière extraordinaire.

 

Pour conclure, je prescrits ce jeu à toute personne possédant une PS3, c'est d'ores et déjà un CLASSIQUE ! Ne passez pas à côté, je vous en conjure. Ce jeu est une perle rare, proche du parfait en tous points. Je pensais que les développeurs allaient mettre de côté le gameplay en faveur du scénario mais non, TOUT est génial. Si vous en avez l'occasion, testez ce jeu, vivez-le, ça en vaut la chandelle, même s'il faut débourser une cinquantaine d'euros.

 


Retour à l'accueil